18.01.2010
Les mots pour le dire
C'est quoi ce pays ? Je n'ai rien compris. Haïti, un pays sans Etat ? Une misère interminable...des cadavres à n'en plus finir...un séisme qui met en évidence la pauvreté de la population, l'incurie de leurs dirigeants...et la corruption qui transforme l'aide internationale en butin... Ce n'est pas une révélation, ce n'est pas un constat, c'est une évidence qui se confirme ! Des larmes, des cris, une tragédie. Il faut trouver les mots, les mots pour décrire cette injustice inhumaine. Il y a urgence ! L'attente pour les uns, la colère pour d'autres et le deuil incommensurable. Tout un pays souffre et c'est l'humanité toute entière par la grâce du téléjournal qui compatit. Les mots, encore les mots. Trouver les mots juste pour panser les plaies, les mots pour enterrer les morts, les mots pour accompagner les survivants, les mots pour soutenir les compatissants, les mots pour réconforter...Des mots, il nous faut des mots et encore des mots pour cette population blessée en direct par les forces de la nature et les misères qui s'accumulent. Je tremble encore. Le Petit Larousse nous livre sa fournée de mots de malheur, de compassion, d'abondants et d'autres mots positifs attendent leur tour...à la frontière comme les sauveurs bloqués en République Dominicaine. Mais à Haiti, à part l'humain, les mots ne trouvent aucune direction positive. Je m'arrête devant le mot ECHEC et je fais un stop sur le mot GACHIS, j'ai trouvé ainsi une chute à ma note. Haïti, c'est l'échec de la communauté internationale et un véritable gâchis humanitaire !
PS:Cette note à paru dans les blogs collectifs Vrac et Blog colléctif à lire et à relire

























Conseiller administratif responsable du Département de l'environnement urbain et de la sécurité entre autre chasseur d'affiches sauvages: en rapport avec cette rubrique, les liens suivants:Affiches sauvages, Genève, n'est pas une poubelle, Pierre Maudet, j'adore!, Maudet et Longchamps ouvrent le bal électorel, Sécu-municipaux-cop!, Maudet aux Pâquis!, Maudet promoteur de graffitis et Maudet-Moutinot le combat des titans



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08.01.2010
Le sens des mots
Je me souviens comme si c’était hier. A l’école, Madame Bessis, une française expatriée, une engagée en littérature appliquée n’arrêtait pas de me lancer des avertissements. “Si tu veux progresser et aller de l’avant par respect à Molière et Hugo, il
faut donner un sens à ta phrase. Ne sois pas compliqué. Sois court et précis. N’abuse pas des adjectifs. Fais des phrases simples. Le sens d’un texte dépouillé et concis invite à la lecture. Le contraire détourne le lecteur”. Par exemple dans cette note, il ne fallait pas citer Victor et Jean-Baptiste, ça alourdit la phrase et surtout ça dérange les Dieux de la littérature Française. En dissertation, j’étais le premier de la classe pendant toute ma scolarité pour l’orthographe c’était et ça reste une sinécure. Retournant à ma maîtresse de français, elle me disait: “si tu assistes à un film et tu veux écrire dessus, ne parle pas trop du sujet et n’encombre pas “le lecteur” par des détails techniques. Sois inventif sans perdre le sens du sujet, imaginatif en jouant sur le sens des mots, suggère et ne dévoile point. Et surtout, n’oublie pas de donner à ta phrase et à ton texte un sens compréhensible par tous.”
Quelques années plus tard, au lycée, une professeur très peu motivée pour qui la langue française n’est qu’un instrument d’enseignement, une matière parmi d’autres, abuse du dictionnaire pour humilier ses lycéens. A l’époque, malgré mon jeune âge j’étais pigiste dans un hebdomadaire sportif. Je parlais de judo que je pratiquais pendant quatre jours par semaine. Ma prof Larousse ouvrait le dictionnaire au hasard, posait son doigt avec le même hasard et nous défiait de trouver le sens du mot que le hasard a choisi. Plusieurs fois c’est elle avec la complicité active du dictionnaire qui était gagnante. Ce n’est pas qu’on était nul mais elle se contentait toujours du premier sens que l’incontournable, humiliant JE SAIS TOUT donnait comme signification. Dépités par ce manque de considération littéraire et face à l’incurie de l’enseignante qui mélangeait tout le temps le féminin avec le masculin on a décidé de mettre fin au jeu de massacre des mots qui n’avait aucun sens. Pire encore, pour lui rendre la monnaie de sa pièce, on lui a écrit une belle lettre remplie de bon sens avec l’aide du même précieux dictionnaire lui signifiant qu’on ne voulait plus d’elle. Deux mois plus tard et une dépression répétitive Madame Larousse a donné un autre sens à sa vie professionnelle en quittant en toute logique l’éducation. J’espère avoir donné un sens à ma note.
PS:Cette note à paru dans le blog collectif Vrac à lire et à relire










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